Balblair : Le whisky fait son cinéma

person Posté par: Alexandre list Dans: DISTILLERY TOUR Sur: comment Commentaire: 0 favorite Frappé: 272

En janvier, vous avez reçu dans votre Box Juste Un doigt, un whisky provenant de la distillerie Balblair.
Ce n’est pas la plus connues des distilleries écossaises, mais elle vaut le coup d’œil et son whisky… AUSSI !!

Balblair a été fondée en 1790, ce qui en fait la deuxième distillerie la plus ancienne d’Écosse encore en activité (derrière, derrière… ? Glenturret, Bien joué ! Elle est située à Edderton, sur le site d’une des anciennes distilleries clandestines qui transformaient les grains en alcool avant l’attribution des licences.

En 1894, Alexander Cowan acquiert la distillerie et va à la fois lui donner un véritable essor industriel et paradoxalement entrainer sa perte après la faillite de 1911 causée par l’augmentation des taxes sur l’alcool pratiquée en Écosse. Balblair est alors fermée et ses whiskies vendues. Ses bâtiments serviront de garnisons militaires pendant la secondes guerre mondiale.

Peu après la guerre (1947) un notaire écossais, Robert Cumming, rachète la distillerie et la modernise. La production de l’époque sert essentiellement à alimenter les Blends tels que Ballantine’s. C’est justement le propriétaire de la marque, le canadien Hiram Walker (à ne pas confondre avec Johnnie !) qui rachète la distillerie en 1970.

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Depuis 1996 la distillerie est la propriété de InverHouse Distillers Ltd, une entreprise d’assemblage qui utilise la majeure partie de la production de la distillerie pour la confection de Blends, mais qui a aussi lancé une gamme de single malts suaves et complexes de grande qualité. On y retrouve des notes fumées et épicées qui avec un peu de patience laisse place à des notes plus fruitées voire florales. Etonnant de complexité !


Une distillerie peu connue du grand public donc, mais dont certains cinéphiles peuvent avoir entendu parler.

 

En effet, Balblair est une star de cinéma !



Elle est le lieu de tournage de « La Part des Anges » réalisé par Ken Loach et primé au festival de Cannes en 2012.
Ce film montre les efforts de conduite d’un jeune père de famille condamné pour violence à des TIG. Il y fera la connaissance, grâce à ses rencontres, des grands whiskies et du monde qui les entoure jusqu’à organiser le vol d’un fût de Malt Mill, distillerie fermée dans les années 60’, découvert par hasard dans les entrepôts de Balblair ! Une vente aux enchères est organisée sur place et le tonneau évalué à la modique somme d’un million de livres.


ATTENTION SPOILER ! Ils font passer l’alcool par cette fenêtre !


A voir si vous ne l’avais pas vu ! Avec les sous-titres de préférence, car contrairement à Braveheart se sont réellement les écossais et leur accent qui jouent… Quand je leur dis que je n’ai rien compris la première fois que je l’ai vu ils me répondent (surement avec un peu de gentillesse et beaucoup de compassion qu’eux non plus…) 

Tout cela me donne l’occasion de continuer sur les films ou l’on trouve la présence de particules de malt !

En voici quelques-uns, je compte sur vous pour m’en donner d’autre en commentaires !

Lost in Translation :

Dans ce film Sofia Coppola nous raconte la rencontre inattendue de deux américains, joués par Bill Murray et Scarlett Johansson, en visite au Japon. Le premier, un acteur proche de la retraite, y est afin de tourner une publicité pour le whisky japonais Hibiki de la maison Suntory.

 

Skyfall (et les James Bond en générale) :

Tout le monde le sait, les boissons favorites de James Bond sont le Vodka Martini (au shaker pas à la cuillère bien entendu…) et le Macallan !
Dans Skyfall, l’un des derniers de la saga, James tente de ne pas gâcher le verre de son « ami ». L’ami en question s’empresse de faire foirer… 007 pique alors une grosse colère. C’est un 1962 tout de même ! Vous savez combien ça coute un truc comme ça ?!
Pour vous répondre, une bouteille identique a été vendue aux enchères (signée par Daniel Craig, Javier Bardem et Bérénice Marlohe) pour la somme de 9600 £ (env. 11 300 €)… Considérons la gorgée à 0,5 cl, ça fait plus de 80 € la gorgée (soit 4 nuits en auberge de jeunesse et honnêtement : je préfère le Macallan, ça sent moins les pieds) .

 

The Kingsmans :



Encore une histoire d’agents secrets (encore plus puéril) et de whisky de 1962… A croire que les services de renseignement sont obligés de boire des whiskies de cette année. Je trouve encore une preuve et je postule !
Cette fois par contre c’est un Dalmore. Distillerie que j’ai visitée hier et dont nous n’allons pas tarder à évoquer ! Je n’en ai pas acheté, j’ai trouvé qu’ils mettaient un peu trop de zéro derrière leur prix…


Kingsman 2 :



Et c'est reparti ! En même temps le nom pouvait peut-être faire office d'indice... Cette fois, il y a du whisky partout, vraiment partout ! On ressort assoiffé. Mais pas d'indice quant aux provenances des bouteilles dans cette véritable guerre entre Whisky et Whiskey ! 

La cité de la peur :



Je me passerai de commentaire, si ce n’est que la bouteille est un William Lawson et qu'il m'ont piqué la blague de "Juste Un Doigt"... SCANDALEUX ! Tout ça pour un Blend sans âge et avec certainement beaucoup moins de goût que les deux 1962 précédemment cités. Je dis « certainement » car je ne les ai jamais goutés, même pas un doigt.

Santé ! (Mais attention, Juste Un Doigt...)

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